Stratégie

 « vas-y, fonce! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher" . Jean Claude (Michel Blanc) à Bernard (Gérard Jugnot) dans les bronzés font du ski. La grande affaire, c’est d’arriver à ses fins, et cela semble très laborieux. La question n’est pas nouvelle.

(page en cours de rédaction et d'illustration)

La nature a travaillé plus d’un milliard d’années pour élaborer des individus aptes à survivre, depuis le champignon jusqu’à Albert Einstein. Autant de petites merveilles de technologie tout autonomes, capables de s’alimenter, respirer, se réguler, se défendre Son ADN est soigneusement gardé , protégé, inlassablement recopié avec une copie de contrôle de conformité au fond de chacune de ses cellules.

Pourquoi ne s’est elle pas arrêtée à un moment, en considérant que ses inventions étaient enfin parfaites ?

Comment a-t-elle fait, surtout, pour que chacun de ces individus accepte de fonctionner presque à l’envers par moments, qu’il abaisse toutes ses défenses pour laisser son ADN se recombiner avec celui d’un autre ? En gros, pour qu’il connaisse un moment d’égarement total, un trouble amoureux ? Disons, au moins, un trouble sexuel.  

La nature a inventé cette recombinaison très très tôt dans l’évolution, dès le précambrien. Il semble même que c’était une condition pour que l’évolution débute sérieusement, car depuis ce jour, l’ADN n’a pas cessé de jouer à l’apprenti sorcier, à tenter des milliards de recombinaison, à tout hasard. Avec un taux d’échec assez impressionnant, mais sans jamais lâcher l’affaire, ce qui est tout aussi impressionnant.
Il a bien fallu 800 millions d’années de tâtonnements, rien que ça, pour qu’apparaissent des premières différences entre gamètes mâle et femelle.

200 ou 300 millions d’années plus tard, l’ADN parvient enfin à profiler des individus mâle/femelle bien différents, chez des mollusques et chez les premiers vertébrés. Ils commencent à élaborer des stratégies de reproduction pour se rencontrer, s’amadouer, s’accoupler. Vous me suivez, là ?

Pour l’ADN c’est une grande victoire. L’évolution branche son turbo, et va pouvoir partir à la conquête de tous les milieux, toutes les ressources.

La sexualité, c’est la grande affaire de l’ADN. Nous, on ne pèse pas grand-chose dans ce club qui cherche depuis 1.5 milliards d’années à survivre, vivre, se reproduire, s’adapter.

 


 

 

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